Souvenirs d'hier et d' aujourd'hui

21 avril, 2008

ha! le cinéma

Classé sous recompense — rimadrean @ 11:05

Ce qui me fait drôle c’est la chanson de Regiani (quatre cent vingt un) tous les noms de mes copains y sont Gaston, Raymond Mimile Dede c’est moi d’accord.
Tous les samedis soir, il y avait bal chez la mère Guippier, mon père l’appelait la guêpe. (J’avais à peu près douze ans,) Il y avait deux musiciens, un accordéoniste et un batteur, épisodiquement un trompettiste. L’accordéoniste son surnom était le Dénicheur car il jouait régulièrement cette valse du même nom. Pour le batteur c’est une autre histoire, nous l’appelions Dédé La Couleuvre, car il ne travaillait jamais, toujours à dormir au soleil sur de la bonne herbe.
Tout se passait très souvent bien, quand il y avait dispute grave les clients sortaient dehors pour se battre. Ce que je trouvais bizarre, si les gens sortaient pour assister à la bagarre, il y avait vraiment bagarre mais si on les laissait se débrouiller seul, les deux acolytes revenaient cinq minutes après, réconciliés et buvaient un coup ensemble, Ils y avait deux ou trois choses dans ce genre, le bal ce passait bien il y avait rarement extrême et jamais collectif, les gens savaient réfléchir. Avant que la télévision arrive sur le marché, à fur et à mesure elle a tout bouffé! Et on dit que c’est le moyen de communication je suis septique. Oui je sais la population était moins instruite, il y avait la peur du gendarme Avant les parents se retrouvaient dans le même bal souvent ils surveillaient leur progéniture de fille ou garçon, sans en avoir l’air. Des bals il y en avait un peu partout quand les parents étaient trop présents on changeait de bal. Je ne porte pas de jugement, il y a les tètes bien pensantes pour çà, la société change et pas nous! J’essayais d’être logique et régulier même si parfois je suis de mauvaise foi. Avant la télé les habitants du quartier descendaient la rue pour le cinéma, tous les samedis c’était recta! Pour nous les enfants si nous n’avions pas bien travaillé à l’école pas de cinéma! Mais la plus grosse haine pour nous c’était, ne pas pouvoir pas y aller quand les parents n’avaient pas un sous vaillant. Parfois, notre mère se débrouillait pour emprunter des sous pour que nous y allions, elle était heureuse à ce moment la, elle demandait au voisin de nous emmener, elle était contente, elle nous voyait heureux, et moi je croyais que j’avais gagné le baratin mais c’était parce qu’elle le voulait bien. Enfin tout ça pour vous dire que les gens sortaient, nous descendions la rue Benserade à pied jusqu’à la rue Frileuse et nous allions toujours plus vite à aller qu’à revenir. en revenant les gens discutaient entre eux et nous, nous cavalions devant , derrière on avait été au cinéma.

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