Souvenirs d'hier et d' aujourd'hui

21 avril, 2008

dire des vacheries de son prochain

Classé sous on reçoit du monde — rimadrean @ 10:23

J’aimais bien les réunions de famille surtout Noël, on mangeait des choses que je n’avais jamais mangé Des grosses volailles oies et dindes de la charcuterie et surtout du dessert; on était souvent plus d’une trentaines ça ne se fait plus maintenant. Les efforts, les restrictions de la guerre et pourtant, ils se réunissaient, Ils faisaient tout avec les moyens du bord. J’apprenais toujours quelque chose Ce qui était le plus marrant c’était les engueulades politiques en famille, surtout qu’ils disaient tous la même chose. Pour calmer les énervés on invitait chacun a chanté sa chanson et la tout le monde se taisait même les enfants chantaient leur chanson. Ma soeur Jacqueline que j’appelais « lacline », pour chanter, elle valait dix, il fallait que tous les gens se retournent, elle ne voulait pas être vue. Pour moi très timide et qui beuglais un peu, je faisais le malin jusqu’à être idiot je récitais une fable de la Fontaine que je connaissais, quand j’avais un trou je pouvais en inventer et je faisais rire quand même. Le repas de famille se passait toujours bien, ce qui nous troublait c’était quand les parents rentraient à la maison. Première chose: c’était se disputer, après: le silence, puis débiner les autres, tout y passait, je raconte exactement: » dit donc Dédé », c’est mon père, » tu as vu la mère Denis » « Elle en avait un drôle de coup dans l’aile, elle qui disait au début de repas pas trop de vin un doigt pas plus! » elle c’est rattrapée ensuite, moi je pense qu’elle boit en douce chez elle. » Mon père, » et ta sœur tu n’as pas remarqué elle va tous les cinq minutes dans la cuisine et se verse un verre de pinard « Elle buvait du vin avec de l’eau devant nous souvent bien gai, quand même, ma mère » ;ah ! la pauvre tu sais avec un mari comme elle a » un vrai saligauds ! un vrai faux jeton « Tu n’as pas trouve Lucien, a pris un coup de vieux ! » ma mère ; « ah oui ! sa femme toujours aussi zinzin ! » Ma soeur et moi nous étions couchés. En écoutant, on se marrait bien, nous couchions dans la cuisine, dans un lit-cage le matin il fallait le plier, ce qui n’était pas drôle mais il fallait le plier.

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