Souvenirs d'hier et d' aujourd'hui

21 avril, 2008

debacle arrosée

Classé sous mon pére debarque — rimadrean @ 9:09

Mon père se trouvait pendant la débâcle de l’armée française dans l’est de la France avec sa compagnie enfin de ce qui en restait. Le lieutenant, qui la commandait était mort en traversant un champ de blé les obus tombaient un peu partout autour d’eux. Il parait qu’il n’avait pas une égratignure, il est mort par la déflagration d’un obus. Il n’y avait plus aucun gradé dans le secteur, il restait un petit caporal et quatre secondes classes. Ils ont marché beaucoup, plusieurs jours et la ça devenait pénible, les allemands étaient partout, ils se sont cachés dans une chapelle les obus continuaient à pleuvoir. Le grand copain à mon père lui dit il ne faut pas rester dans l’église, car l’artillerie pointe toujours le canon sur une église pour régler le point de mire et faire exploser l’ennemie. Et ! il avait raison après s’être éloigner de l’église, un obus est tombé sur elle.

La nuit arrivait, ils commençaient à avoir faim, la mon père connaissait la musique, il entrait dans une maison, elle était vide tous les habitants de la maison sont partis, la peur des allemands d’ailleurs les routes étaient pleines de gens à pied en charrettes, des vieux, des enfants, des chiens. Les chevaux de l’armée ils étaient par ci par là morts. A tous moments l’aviation Italienne ou Allemande tirait comme çà en passant pour s’amuser faire un carton sur les gens qui se sauvaient vers le sud. Le caporal et deux soldats voulaient se rendre, mon père et son copain ne voulaient pas être prisonnier. Les autres disaient nous pourrons rentrer plus vite à la maison, mauvais calcul la guerre a duré cinq ans de plus et pour eux cinq ans prisonnier. Ils ce sont séparés et ce sont souhaités bonne chance chacun de leur coté. Mon père et son copain sont rentrés dans un bureau de tabac, ils ont trouvé des cigarettes, à manger, et surtout il fallait trouver des fringues et laisser l’habit militaire. Ils se marraient beaucoup quand son copain s’est habillé, le pantalon était trop court, et la veste même topo, il paraissait encore plus grand. Donc ils sont repartis en civil mon père, comme il disait j’ai la taille mannequin tout me va, il avait un super costard. Maintenant il faudrait trouver une tire, ils ont trouvé la voiture de rêve, mais sans essence. Il y avait plus loin un camion dans le fossé, avec des jerricanes d’essence derrière attachés, le bon dieu est avec eux. Et tous les deux en choeur direction Paris, son copain l’a accompagné jusqu’à la maison de notre mère, réfléchissez s’il vous plaît 1940 41 débâcle un homme, militaire défroqué en civil, il arrive dans une superbe voiture complètement saoul avec des caisses de Ricard, de vin et d’apéritif divers . Il faut quand même le faire, ou alors être inconscient d’ailleurs c’est ce qu’ils étaient. Son copain est parti de son côté et basta il ne l’a plus jamais revu Après il a été obligé de se cacher plusieurs mois ce faire oublier quoi.

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