Souvenirs d'hier et d' aujourd'hui

21 avril, 2008

la picole et les consequances

Classé sous ivrognerie — rimadrean @ 10:51

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l’école, j’étais assez bon, surtout dans les plus grandes classes, car la préparatoire non! Je pense nous avions trop de difficulté à la maison. Ils se disputaient souvent, mon père rentrait le soir rond comme le manche d’une queue de pelle, il mangeait et repartait au troquet. Quand il rentrait à ne plus tenir debout des types le ramenaient il chantait à tu-têtes tout le monde était réveillé, une fois couché il s’endormait tout de suite. Ma mère pouvait en profiter pour lui prendre ses sous dans son portefeuille, sinon il ne lui donnait pas d’argent, ou si peu. Quand, il était entre deux vin comme on disait, il était méchant et les disputes très violentes. Une fois il avait mis un coup de poing dans le carreau, il avait la main en sang, et là en pleurnichant « canard! Canard! » Oui, il l’appelait comme ça quand ils étaient bien ensemble, ma mère en profitait pour l’engueuler. Il faisait très peur à ma soeur, un jour ou il rentre on était couchés, il avait l’air de bonne humeur, Un soir ma mère lui donnait son repas, ils rigolaient tous les deux. Je faisais semblant de dormir, je couchais dans la cuisine, tout à coup! Elle se met à lui parler de mon carnet de notes du mois, et lui dit « il faut que tu le signes. » La haine pour eux, il m’appelle, je ne répond pas, il me secoue, et me dit » va me chercher ton carnet, » donc je m’exécute, il lisait mon classement, il me disait c’est bien, neuvième, puis il se mettait à lire l’appréciation, agité! Bavard j’avais plus de place pour la conduite, pour les zéros le prof a pris le travail, pour aligner encore des zéros il regarde les notes, et voit deux zéros, deux belles roues de brouette la colère lui prit, il déchira le carnet en quatre, plus jamais il n’a vu mon carnet bien ou mal. Il fallait avoir du caractère et vivre à côté des choses pour être équilibré c’est de rêver à de bonnes choses, faire l’idiot et de s’y tenir. Ce n’était pas toujours évident, parfois j’avais honte, mais ça ne durait pas, pour ma soeur c’était bien plus difficile. Elle était d’une sensibilité à fleur de peau, je la voyais dans son coin. Pleurant pour maman, qui pleurait elle à cause des disputes de papa, la tristesse de ses yeux bleus qui auraient voulu que ça s’arrête, moi je ne comprenais pas toujours. Je jouais au dur, je jouais seulement, je crois que je ne voulais pas m’attendrir. L’instituteur Dumoulin il m’avait emmerdé pendant le cour de géographie, je m’en souviens comme si c’était hier! Il parlait de la Seine le fleuve « ta,ta,ti ta ta ta » il y a des péniches qui ramassent les saloperies que promène la Seine on les nomme des » maries-salopes », sûrement que j’était en train de parler, soudain j’entends n’est ce pas Marissal.! naturellement tous les élevés rigolaient, vos gueules, « qu’est ce que tu as dis! » « Moi rien monsieur! « « Viens ici! » « Approche les mains derrière le dos, » je m’attendais à une claque, il lance sa main! Je me baisse et flan! Le pouce dans le tableau, il m’a pris de colère sur ses genoux et une quinzaine de coups de règle sur les fesses. Le lendemain matin il avait le pouce plâtré, ah! Ce que j’étais content.

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