Souvenirs d'hier et d' aujourd'hui

21 avril, 2008

il y avait du boulot

Classé sous idiotie et connerie — rimadrean @ 11:18

Tiens en parlant de vie et d’insouciance, j’ai travaillé rue du petit Musc à la Bastille, dans une petite boucherie avec un patron, un chef, et moi second balance mon emploi et c’était bien pour mon âge, Tout n’allait pas trop mal les clients m’aimaient bien. J’étais très aimable et les clients voulaient être servis par moi, ça plaisait de moins en moins au chef. Un matin où le patron était derrière dans le laboratoire, le chef me demande d’aller lui chercher le journal. Je lui réponds que je ne suis pas son boy! Soyez poli qu’il me dit et il vient vers moi en levant la main. Tu parles un bonhomme de un mètre quatre vingt et cent vingt kilos, j’avais le couperet dans la main. Je lui balançais dans sa direction et la faïence derrière en a pris un cou c’était calculé je n’allais pas aller en prison pour un con pareil. Le carrelage ébrèché et lui! La peur de sa vie et moi j’ai été mis à la porte sur le champ. J’ai retrouvé une place pour le lendemain matin, j’en ai profité pour aller au cinéma l’après midi. Des anecdotes de travail je vais vous en raconter des bonnes. Déjà mes parents ne savaient jamais où j’étais, dans quelle boucherie, car je quittais les patrons aussi vite que je rentrais dans leur boutique. Quand j’ai quitté mon apprentissage, le père Thibault ne pouvait plus me payer pour ce que je savais faire, il me dit, « va ailleurs tu pourras demander plus ». J’ai fait plusieurs patrons six ou sept je crois, pour arriver à la Varenne s/ hilaire. Le coin était pas mal, la Marne à cinq cent mètres, je me rappelle il avait fait un hiver très froid la Marne était gelée d’une rive à l’autre les canards marchaient sur la glace ils plongeaient dans le courant et ressortaient de l’autre côtés. Et bien nous on voulait faire comme les canards je relevais mes manches jusqu’aux coudes j’avais les bras bleus. Tous les jours on se donnait rendez vous dans un petit bistrot pour se réchauffer le gosier, parfois nous faisions un billard, un vingt- cinq points. Un jour je revenais du haut de la côte de Chènevière à toute pompe, à une vitesse grand V. Il se met à pleuvoir ce que je croyais, dans un virage comme d’habitude, avec les freins tambours je me lève sur les pédales et bada boum! Sur un beau verglas tout neuf, tout frais et oui!. Le vélo d’un côté, glissant allègrement, traversant le carrefour les pot au feu à droite, les bifs et les escalopes à gauche, de l’autre les os à moelle tout ça éparpillé. Et moi à plat ventre rayant le verglas avec mes dents, me relevant avec peine glissant, avec un mauvais équilibre, je remets toutes les commandes en vrac dans le panier, et direction la boutique, les tôliers n’avaient pas l’air content, mais ça c’était le moindre de mes soucis! Ils étaient obligés de refaire les commandes. Vers le mois de juillet le patron par en vacance il ne fermait jamais sa boutique, sa pouffiasse de femme restait et engageait un chef pour le remplacer, c’est là que ça c’était corsé, ce connard de chef n’y connaissait rien, et la patronne visage ravalée comme une baraque décrépite, ils me dégouttaient tout les deux, je faisais tout le contraire de ce qu’ils me demandaient. J’avais choisi le dimanche matin ou la boutique était pleine de clients et avec beaucoup de commandes attendre une réflexion, elle fut longue à venir cette erreur de leur part, enfin la parole de trop arrive bingo! Je détache doucement mes tabliers le premier, le deuxième, le troisième, tout le monde me regardait je leur dis, « je viendrais chercher mon compte à treize heures ». Le chef, ah non! Moi, ah si! La patronne, « vous ne pouvez pas nous faire ça! » « Moi!, »je vais me gêné vous vouliez me mettre à la porte au retour du patron j’ai avancé! » vos manigances à l’insu du patron. » Ça suffit ». Les clients éberlués de la scène qui se jouait, naturellement ils donnaient raison à leur gentille bouchère, le commis ne pouvait pas avoir raison. La méchanceté de cette femme se lisait sur son visage, le dépit de ne pas pouvoir contrôler mon départ. Je suis parti faire un petit billard avec les copains, fringant et content. Je me suis offert plusieurs fois des satisfactions comme celle-ci. Une fois je travaillais rue Mouffetard depuis plusieurs semaine, nous commencions à six heures du matin, j’arrive à moins deux, le directeur de la boucherie m ‘interpelle, monsieur Marissal nous commençons juste à l’heure la prochaine fois vous retournez vous coucher, Monsieur Paul ce n’est pas la peine je vais me coucher tout de suite ! des joies intenses comme çà j’en ai eu pas mal, vous me ferez mon compte pour treize heures. Quand il y a beaucoup de boulot c’est encore meilleur, une autre fois une patronne qui n’aimait pas les gauchers car j’étais mal placé. Je pouvait blesser son fils à coté de moi, je lui est mis le couteau dans la main et je suis parti, les autres fois et souvent! je voulais aller au cinéma. Mais il faut qu’a l’époque il y avait beaucoup de boulot

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