Souvenirs d'hier et d' aujourd'hui

21 avril, 2008

arrivée au camps

Classé sous embuscade — rimadrean @ 11:36

Ce que je n’aimais pas, c’était monté la garde trois fois deux heures la nuit. Vers deux heures du matin tout le monde dort et toi tu es seul! tous les bruits sont suspectes, .tu te blottis dans un coin dos au mur. Les chacals hurlants, fouillants sur le tas d’ordures en face les ombres faisant bougées les buissons. Je vous pris de croire que ce n’était pas le courage. Je fumais les cigarettes dans un tube d’aspirine c’était les meilleurs cigarettes du monde.
Ce que nous n’aimions pas, quand il y avait un piper qui tournait, virait et piquait, cet avion porte la poisse, c’était à coup sur le départ! En opération. J’étais chargeur avec un ancien il était tireur F-M, tiens! Je n’ai jamais su son nom, c’est peut être que je ne suis pas resté longtemps avec lui. Le fait est! Un jour je ne me souviens plus la date, la 3 ém et 4ém compagnie nous devions partir le matin cinq heure du matin, avec tout le barda armes, moi j’avais donc la musette chargeur et le PA un 11 -43 il fallait que je suive comme l’ombre du tireur. Donc nous montions dans les g-m-c pour une destination inconnue nous l’avons su une fois revenu. Après avoir roulé un bon moment, nous arrivions sur la piste, pendant deux kilomêtres à peu prés. Le convoi s’arrête, tout le monde à terre les tireurs F-M sur les hauteurs naturellement moi 1 er chargeur suit et le 2 ém chargeur aussi mais lui il avait en plus un fusil et un coupe chou et moi une pelle. Les afftrac eux pouvaient passés, la piste était coupée à plusieurs endroits. Les G-M-C ont fait demi tour et nous sommes restés, je ne rigolais pas tellement surtout quand nous voyons les mitrailleuses tirées sur les fourrés et arbustes, il ne restait pas grand- chose du fourré après. Ordre de monter à pied alors çà c’était le bouquet, il fallait que je trouve quelque chose pour essayer de ne plus marcher. Nous marchions, marchions, une fois arrivée à la Crète d’un piton il y en avait un autre j’en avais vraiment mare, nous étions en quinconce sur la piste on voyait des soldats en haut de la piste, tu te retournais tu en voyais d’autre en bas, cela faisait comme le tour de France dans la montagne sauf que nous on se demandait pourquoi on est là. Au bout d’un moment de ma mauvaise langue et en plus je ne le voulais pas, je dis à mon tireur je voudrais bien que ça tire pour pouvoir me reposer. Le tireur me répond! Cà va venir assez vite, et au même moment ça c’est mis à tirer dans tout les sens, le lieutenant a crier à couvert on n’a pas attendu après lui pour se planquer derrière un arbre. Et je vais vous dire une chose, quand on c’est mis à courir, je n’étais plus fatigué, le tireur mitraillait et me demande un chargeur, j’avais la tète dans la terre et je ne pouvais plus bougé. Je lui répond je ne peux pas, je suis paralysé et je crois que je suis blessé à la tète. Pendant ce temps là çà tirait toujours, l il me prend la musette ça me débloqua le casque je n’étais plus paralysé! Ouf tant mieux. On entend cessez le feu, remarquez ça tirait dans tout les azimuts, les gars se défoulaient sans rien voir, je crois que je n’étais pas le seul à avoir eu peur. Nous avions eu le baptême du feu, je m’en serais bien passé. Le P-C était perché pour voir le déploiement des troupes. Ils appelaient l’aviation au début des tirs les avions nous rasaient je n’avais jamais vu d’avions aussi prés en action les ras -mottes, les explosions avec les gerbes de feu et je ne crânais pas, car un tout petit écart et c’est nous qui prenions les pruneaux, ils ont envoyés des roquettes pendant deux heures au moins. Nous avons monté le piton tout en faisant attention, je montais derrière le tireur et je me disait au moins là je me suis reposé, mais je n’aurais pas penser comme çà, nous n’étions pas au bout de nos peines. Arrivé en haut les fellahs ont du courir car dans la descente de l’autre coté du piton, des grandes enjambées marquées par leurs empreintes profondes. Les tirs ne cessaient pas de la journée, nous avons marché longtemps encore. A midi nous nous sommes arrêtés pour manger, de l’eau dans une source de village pour faire le café, nous avions des rations, dedans il y avait une boite de pâté de je ne sais quoi, des gâteaux très dur; du nescafé de la pâte de fruit des sardines, des cigarettes, du papier toilette et une petite bouteille d’eau de vie, gueuleton pour trouffions. Nous sommes restés deux jours sur le terrain et après nous sommes rentrés au camp soulagé, les camions nous attendaient les pistes étaient réparées.

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