Souvenirs d'hier et d' aujourd'hui

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24 avril, 2008

mon pyjama enflamme

Classé sous je brule — rimadrean @ 17:29

Nous étions à la chambre numéro seize, maman faisait la cuisine sur un petit réchaud à alcool. Ce jour là mon père se rasait, ma mère faisait bouillir le lait avant de nous le donner, et aussi pour le conserver il ne fallait pas qu’il tourne sinon il n’était plus consommable. il caillait car à l’époque il n’était pas pasterise. Maman me laissait marcher un peu, car c’était le tout début, je vous prie de croire que j’en profitais. J’avais une espèce de truc à roulettes que je poussais,il avait quatre roues on nous enfilait les jambes dans les deux trous les pieds touchaient le sol et je marchais comme ça. Enfin pour vous dire l’année ça mystère ! nous étions en 1938-39 ma mère m’a raconté donc je vous raconte, à moins que ça ne vous intéresse pas, bon ; On cogne à la porte, ma mère se précipite pour aller ouvrir, le lait boue, moi tout naturel je fonce vers le lait ne sachant pas le danger,d’après ma chère mère, mais terrorisé la vérité était dans ses yeux. Il faut vous dire que la planche ou était le lait sur la lampe à alcool était juste à ma hauteur. En arrivant ma tète heurte la planche, le lait bouillant me tombe sur la tète et sur l’épaule gauche, ensuite l’alcool enflammée met le feu à mon pyjama qui était en pilou. Naturellement, hurlant, mon père me voit en flamme ne perdant pas son sang froid, arrache une couverture du lit m’enveloppe dedans, puis me met sous le robinet, sa présence d’esprit m’avait sauvé des graves traces de brûlures partout et peut être de la mort si j’avais été seul. Ma mère me l’a raconté quand je lui est demandé, c’est quoi à l’épaule; Quand j’étais seul, j’ai des bribes de souvenirs, je suis couché et je m’enlève les croûtes qui se formaient sur le dessus de ma main et aussi les réflexions justifiées ne touche pas ça ne va pas guérir.

notre première voiture

Classé sous anglia,l — rimadrean @ 17:29

Nous avons trouvé une gérance appointé à Sèvres, il nous fallait deux mille francs de caution personne voulait nous les prêter, alors nous avons demandé à mon patron lui il me les a prêté, avec ses conseils nous avons foncé sans complexe, manque de pot, le monde n’affluait pas. Nous sommes restés un mois et nous avons repris notre petite chambre que nous avions pas quitté. Car foncer oui mais méfiance toujours il faut toujours garder une poire pour la soif.
Enfin nous refaisions des économies et je retravaillais chez le patron dans la super boutique comme chef nous gagnions assez bien notre vie, on travaillait tout les deux. Un soir nous discutions à bâton rompu, la conversation se dirigeait vers une envie de voiture.
Pour aller à la campagne voir tes parents, tiens dimanche on ira voir pour se donner une idée des prix. Sitôt dit sitôt fais dimanche nous mangeons et hop! Nous prenons le186 jusqu’à la porte d’Italie et nous montons à pieds tranquillement l’avenue. Nous nous arrêtons devant une belle voiture, naturellement le vendeur nous avait vu notre regard porté sur cette voiture, le baratin du vendeur aidant, nous étions tous les trois dans la voiture roulant pour un essai. Il parlait de la voiture vitesse au plancher pour moi c’était un argument. Nous sommes d’accord une belle Ford Anglia, Josiane et moi étions contents. Pour un petit crédit nous avions notre voiture, il va falloir que l’on se méfie quand on veut quelque chose.
La semaine d’après nous étions au volant de notre super auto, fier comme des paons.

l’année 1963

Classé sous le début — rimadrean @ 17:28

L’année 63 se passait mal, avec des petits heurts nous étions pas habitué à vivre à deux et surtout avec mon bordel et rentrer tard le soir, je m’arrêtais très souvent au bar faire une partie de cartes. Je rentrais Josiane était couchée, et en plus je lui disais j’ai rien fait. Je reconnais que ça ne devait pas être marrant. J’avais du mal à m’adapter et Josiane avait du mal à parler, elle gardait tout pour elle, et puis ça éclatait . Quand elle éclatait , c’était toujours au moment ou j’avais rien fait, alors je ne comprenais pas, car je ne me rappelais plus des conneries que j’avais fait auparavant.
J’avais été licencié provisoirement pour cause d’expropriation pour une année. Mes patrons avaient trouvé un pas de porte, un ancien marchand de couleurs dans la rue Frileuse pas loin de l’ancienne boutique. Ils en ont fait une belle boucherie moderne fermée avec des grandes glaces, l’hiver il faisait moins froid.
En attendant tout ça! Je me fais embaucher à Ino Passy grand magasin comme vollailleux, je ne gagnais pas beaucoup mais j’avais promesse d’augmentation. Je faisais des achats gratuits, je fais le marché ,j’avais trouvé des chaussures très belles pour Josiane qu’elle avait gardé très longtemps, j’essayais des chaussures, je laissais les vieilles, un maillot que nous l’avons toujours depuis trente sept ans que Josiane après moi met encore.
Nous avions pas beaucoup d’argent et parfois pas du tout, nous avons mangé des patates pendant une semaine avec du pain. On se chauffait avec un appareil à gaz, il y avait plein d’eau qui coulait le long des murs. J’ai souhaité les vingt ans de mon épouse, dans cet Hôtel on était tous les deux avec un gros gâteau.

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